Le développement urbain de Tarbes, établie sur la rive gauche de l'Adour, a longtemps composé avec un sous-sol d'alluvions quaternaires très hétérogènes. Les terrasses anciennes, riches en galets et sables limoneux, alternent avec des poches plus argileuses héritées des divagations historiques du fleuve, ce qui complique singulièrement toute fondation. Pour fiabiliser le comportement du sol avant une construction, on recourt à la conception d'injections qui permet de traiter localement les anomalies de portance sans recourir à un remplacement massif. À Tarbes, les projets de réhabilitation en centre-ville, sur l’emprise des anciens fossés médiévaux comblés, exigent une analyse fine du comportement des couches sous-jacentes avant d’injecter. Nous combinons l'historique du site, les données de reconnaissances géotechniques et les paramètres rhéologiques du coulis pour dimensionner l'intervention.
Injecter sans cartographier, c'est traiter à l'aveugle : chaque mètre cube de coulis doit répondre à un défaut de portance précisément identifié dans les alluvions.



