Le pénétromètre statique lourd, transporté sur chenilles, se positionne sur la parcelle en rive gauche de l'Adour, en plein cœur de Tarbes. Le train de tiges s'enfonce par poussée hydraulique, enregistrant en continu la résistance de pointe et le frottement latéral sur les vingt premiers mètres. Ces courbes CPTu, couplées aux diagraphies de vitesse d'ondes de cisaillement, nourrissent directement le modèle de réponse cyclique du sol. L'enjeu est simple mais critique : vérifier que les sables limoneux et les graves sableuses du substratum alluvial ne perdent pas leur portance en cas de séisme, même modéré. Pour les projets courants, l'investigation débute souvent par des sondages SPT qui prélèvent des échantillons remaniés et mesurent l'indice N60, un paramètre d'entrée fondamental dans la méthode simplifiée de Seed & Idriss. Sur les sites à fort enjeu, le piézocône apporte la résolution verticale indispensable pour déceler les lentilles lâches intercalées dans les dépôts plus denses du cône de déjection pyrénéen.
Un sable saturé du bassin de l'Adour peut perdre 80 % de sa résistance au cisaillement en moins de dix secondes sous chargement cyclique non drainé.



