L'essai triaxial démarre par la mise en place d'une éprouvette de sol dans une cellule pressurisée connectée à des contrôleurs de précision. Une fois l'échantillon gainé dans une membrane étanche, on applique une contrainte de confinement qui reproduit les conditions réelles du terrain sous l'ouvrage projeté à Tarbes. Le piston de chargement entre alors en action, augmentant le déviateur jusqu'à la rupture du matériau. Pour les sols fins prélevés dans la vallée de l'Adour, nous réalisons couramment des essais consolidés non drainés (CU+u) avec mesure de pression interstitielle, car les limons et argiles du piémont pyrénéen réagissent différemment selon leur degré de saturation. Un essai CPT en amont guide le choix du niveau de prélèvement, surtout quand les sondages carottés traversent des couches à consistance variable.
Un angle de frottement mesuré à 28 degrés au lieu de 32 change radicalement la largeur de semelle nécessaire : l'essai triaxial évite ce risque.



