Sur les terrasses alluviales de l'Adour, là où Tarbes s'étale entre le gave de Pau et les premiers contreforts pyrénéens, nous constatons régulièrement que les sondages mécaniques isolés ne suffisent pas à cartographier les variations latérales de la nappe ou du substratum molassique. La tomographie sismique par réfraction et réflexion que nous déployons permet de trancher entre un radier peu profond et une fondation sur inclusions rigides, en fournissant un modèle continu du toit du rocher, des lentilles de graves plus compétentes et des zones décomprimées en bord de coteau. Lorsque le projet s'implante sur les pentes de l'Arsenal ou en rive droite, nous couplons cette imagerie avec un essai CPT pour caler la stratigraphie fine sur un point de contrôle et étendre l'interprétation sur tout le linéaire du bâtiment, ce qui réduit significativement le nombre de forages destructifs et le budget global de reconnaissance.
En contexte urbain tarbais, la tomographie sismique divise par deux le nombre de sondages mécaniques nécessaires tout en améliorant la continuité du modèle géotechnique entre les points de calage.



